LAPIERRE

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75 ans en tête du peloton

Née au sortir de la deuxième guerre mondiale et en pleine période de reconstruction économique,
la marque Lapierre s’est façonnée en surfant sur la vague de différentes innovations, sans le moindre faux pas. L’entreprise française est aujourd’hui l’une des valeurs sûres dans le monde du cyclisme, à l’image de son partenariat avec l’équipe Groupama-FDJ depuis 20 ans.

1946 Gaston Lapierre fonde l'entreprise

C’est en 1946 que Gaston Lapierre fonde l’entreprise à son nom à Dijon, en Bourgogne, sur les ruines de la seconde guerre mondiale. Beaucoup de choses sont à reconstruire, mais les stocks de matière première sont colossaux, ce qui permet à la société de se développer rapidement. Dans un premier temps, Lapierre produit des cyclomoteurs, avant de s’orienter exclusivement vers le vélo. Contrairement à certaines marques italiennes, florissantes dans ces année-là mais victimes de l’essor des deux-roues à moteur à partir des années 60, Lapierre connait une croissance exponentielle grâce à une parfaite connaissance du marché et en visant une clientèle de spécialistes, qui pousse même Jacky Lapierre, le fils du fondateur auquel il a succédé en 1960, à ouvrir une nouvelle usine, toujours à Dijon, dès 1972. Dix ans plus tard, Lapierre ne manque pas l’arrivée du VTT, et se place très vite comme l’un des leaders dans le domaine. C’est en 1988 que la marque s’investit totalement dans la compétition, avec à la clé une multitude de titres nationaux et internationaux. Cinq ans plus tard le groupe néerlandais Accell Group acquiert 33% des parts de Lapierre, avant de se voir céder la totalité des parts de la famille du fondateur en 1996. À cette occasion, Gilles Lapierre, le fils de Jacky, prend la direction de l’entreprise. Le début d’une nouvelle ère qui voit la société connaitre un développement sans précédent. En 2001, Lapierre lance le VTT X-Control, avec un système de suspension innovant qui voit Jérôme Chiotti devenir champion de France. Une première avec un vélo tout-suspendu en Cross-Country, et suivie depuis par toutes les marques au plus haut niveau de la compétition VTT.

De 6000 vélos produits par an à la fin des années 60, la production passe à 90 000 dans les années 2010, et même à plus de 100 000 en 2020.

Le pari de la route

Fort de ses succès en tout-terrain, avec des modèles à la gamme directement dérivés de ceux utilisés en compétition, Lapierre décide d’investir dans la course sur route, avec un plan d’action à long terme lancé dès le milieu des années 90. La marque produisait déjà des vélos de route bien sûr,
mais la compétition de haut niveau permet de passer un nouveau palier au niveau technique. Elle s’associe au club local du SCOD Dijon, qui franchit les échelons jusqu’à atteindre la DN1 à la fin des années 90, avant d’aider Romain Mary à devenir champion de France amateur en 2000 au Poiré-sur-Vie. Un titre retrouvé trois ans plus tard par un autre dijonnais, Alexandre Grux, sur le circuit breton de Plumelec. Dans l’intervalle, Lapierre s’engage avec l’équipe professionnelle la Française des Jeux, un partenariat technique et de confiance qui est encore d’actualité en 2021, pour la vingtième saison consécutive. Lapierre est ainsi présent sur le Tour de France, une
semaine après le titre national chez les pros de Nicolas Vogondy à Briançon. L’année suivante, les coureurs de l’équipe portent les quatre maillots distinctifs sur le Tour, et l’Australien Baden Cooke termine en vert à Paris. Cette même année, la marque lance un nouveau procédé de fabrication, qui permet pour la première à un cadre route d’atteindre le poids de 900 g. Les années suivantes, les coureurs de la FDJ et Lapierre brillent sur le Tour, avec notamment Sandy Casar, Pierrick Fedrigo, Arnaud Demare et Thibaut Pinot, qui termine même sur le podium à Paris en 2014. De cette dernière décennie naissent trois modèles de vélos emblématiques, avec le Xelius pour les parcours accidentés, l’Aircode pour les parcours roulants, et le Sensium apprécié des cyclosportifs. En VTT, Lapierre reste présent au plus haut niveau depuis le début des années 2000, que ce soit en Cross-Country, en descente, ou en enduro, avec Jean-Christophe Péraud, Nicolas Vouilloz, Pauline Ferrand-Prévot, Sabrina Enaux, Yoann Barelli, Cédric Ravanel, Alexis Vuillermoz, ou Loïc Bruni, qui sont tous des pilotes Lapierre à un moment ou à un autre. La marque affirme même sa présence en triathlon dès le milieu des années 2000, avec Audrey Cleau qui remporte l’Ironman de Nice, ou encore en cyclo-cross avec Francis Mourey, qui remporte neuf titres de champion de France professionnel.

Développement à l’export

Au même moment, Lapierre ouvre des bureaux aux Etats-Unis, au Canada, et en
Espagne et est présent dans toute l’Europe. La marque est partenaire du Roc d’Azur, la plus grande manifestation mondiale de
VTT. Elle ne laisse pas passer la tendance du vélo utilitaire, en collaborant avec JC Decaux pour la fabrication des vélos en libre service dans les villes. De 6000 vélos produits par an à la fin des années 60, la production passe à 90.000 dans les années 2010, et même à plus de 100.000 en 2020, grâce à l’essor du vélo en général et à celui du vélo électrique en particulier, un domaine où elle lance par exemple son
premier VTT assisté dès 2013. Malgré ce développement, Lapierre reste solidement ancrée à Dijon, qui reste le centre de développement des gammes route et VTT, et même pour l’ensemble des marques du groupe Accell. Trois sites de production sont en France, et le reste est fait dans d’autres usines en Europe, en Allemagne, Pays-Bas, Hongrie, ou Turquie. À Dijon, près de 150 vélos sont montés par jour, et
la marque conserve plus de 100 salariés en France

Une marque encore plus accessible

Depuis juillet 2020, Thierry Cornec a pris la succession de Gilles Lapierre, et continue de faire évoluer la stratégie de Lapierre.
Un magasin 100% Lapierre vient d’ouvrir à Besançon, avec une présence de tous les modèles, à tous les niveaux de prix. L’objectif est d’améliorer l’accessibilité pour les consommateurs, en parallèle de la création d’un nouveau site Internet. D’autres magasins de ce type devraient ouvrir en France et viendront soutenir une offre produit encore plus novatrice. Pour répondre à la forte demande des derniers mois et à celle qui est attendue prochainement, Lapierre n’entend pas se reposer sur ses lauriers, et mise sur de nouvelles technologies pour continuer de s’affirmer comme l’une des marques les plus influentes du monde dans le domaine du vélo.

le site officiel